vendredi, 15 juin 2007
La vache aux oeufs d'or (5)
Avec Monsieur Marg, on a décidé de faire payer l'entrée. Ca mettra du beurre dans les fins de mois. Comme petit à petit, l'oiseau devient forgeron, on rajoutera sûrement un bain bouillonnant et une cabine de bronzage. La seule chose que je ne comprends, c'est sa réaction quand j'ai proposé d'ajouter une partie restaurant. Pour Monsieur Marg, ça a été la goutte d'eau qui a mis le feu aux poudres.
Je pense qu'il va me donner des chats à retordre mais s'il ne met pas trop son grain de sable, nous pourrons enfin croquer la chandelle à pleines dents !
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mercredi, 13 juin 2007
La vache aux oeufs d'or (4)
Monsieur Marg, lui, m'a impressionnée. Je croyais qu'il m'incendierait les bretelles mais non. Il était là, droit dans sa couture du pantalon, comme un poisson dans ses baskets. Il faut dire qu'avec le temps, il a mis la pédale dans son vin. Moi, j'étais à fleur de nerfs. Je voyais les catastrophes se succéder et faire tache de neige. Mine de rien, je me demandais bien comment sortir la tête du tunnel.
Les pompiers, ils ont réussi à l'éteindre cet incendie mais comme il n'y a pas de fumée sans casser d'oeufs, j'ai maintenant une piscine dans ma cuisine. C'est la rançon de la médaille.
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lundi, 11 juin 2007
La vache aux oeufs d'or (3)
Je me sentais sur les genoux du rouleau. Heureusement, Monsieur Marg, qui a les pieds sur les épaules, a vu mes gesticulations et ça, c'est pas tombé dans l'oeil d'un muet. Il les a appelés, lui, les pompiers pendant que je filais ventre au plancher.
Les pompiers, ils sont arrivés sur les chapeaux de flèche et là, ils se sont pas coupés les mouches en quatre ! S'il faut mettre les "i" sur les pendules, je dirais que ces gars-là, ils ont pas l'habitude de perdre la choucroute dans les pédales et ils nous ont enlevé une fière chandelle du pied quand ils nous ont évacués, Monsieur Marg et moi. Là où ça a commencé à partir en boule, c'est quand le feu s'est propagé àtout la cuisine. Ca leur a vraiment donné de l'eau à moudre et ils avaient du mal à voir le bout de l'ornière.
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vendredi, 08 juin 2007
La vache aux oeufs d'or (2)
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jeudi, 07 juin 2007
La vache aux oeufs d'or (1)
Midi étant déjà bien avancé, c'est l'estomac dans les chaussettes que je décidais d'abandonner mes activités de wi-filles pour aller me faire à manger. Ne nous voilons pas la sourde oreille, je n'ai pas encore trouvé la vache aux oeufs d'or et pensant que qui vole un oeuf ne profite jamais, j'ai pas cherché midi dans une botte de foin et j'ai fait des jumped potatoes, plat qui ne coûte pas les yeux des fesses.
Le problème quand on cuisine et qu'on fait de l'Internet en même temps, c'est que ça fait passer du coq à l'ail et franchement, ça donne du fil à fouetter ! Heureusement, j'ai plusieurs facettes à mon arc et dans les situations difficiles, je regarde la vérité en face des trous et sais tirer mon épingle du feu.
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dimanche, 20 mai 2007
He's alive !
Il continue de se passer un tas de choses sur ma table basse ... et ça, c'est quand je suis là alors j'ose à peine imaginer quand je ne suis pas à l'appart ...
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mardi, 15 mai 2007
Le sort s'acharne sur Madame Padbol !
6 mains, 1 appareil photo, de la pâte à modeler et un peu d'imagination un lendemain de deuxième tour ...
En plus grand par ici ...
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samedi, 11 novembre 2006
Les Chroniques de Lebster Ends 2 - par moi
Les Chroniques de Lebster Ends - 2
On saura jamais comment les frères Moosh avaient fait. Toujours est-il que quand on est venu pour les pendre, y avait plus personne derrière les barreaux. Ca nous en a fichu un sacré coup. Y'avait rien d'abîmé dans la cellule alors on s'demandait qui c'est qui les avait aidés. Nos regards se portaient sur l'Hacienda de Craig Shelton. Le Sheriff, il a organisé une battue. On a tous pris nos Winchesters et nos chiens et on a marché, marché mais rien. Les frères Moosh y zavaient bel et bien disparu. J'vous laisse imaginer not' surprise quand on les a vus arriver à cheval trois jours plus tard. Sûr qu'ils venaient pas boire un verre. On s'est tous dit qu'y allait y avoir du grabuge.
C'était le début de la matinée, y'avait que moi au saloon avec le français. Lui, il avait l'air détendu et moi je m'suis dit qu'une fois de plus, valait mieux pas que je me fasse remarquer. Ils prenaient tout leur temps les frères Moosh. On n'entendait que le claquement de leurs talons sur le parquet avec le tintement des éperons. Ils se sont finalement approchés du comptoir que Latour était en train de nettoyer.
- " On a une affaire a régler ? " qu'ils lui ont dit les Frères Moosh et ils ont posé leurs colts sous son nez.
- " Je savais que vous alliez revenir " qu'il a répondu, Georges.
Bartholomew a alors pointé sa Winchester sur le français et il lui a dit :
- " T'as quelque chose à dire pour ta veuve ? "
Les frères Moosh, ça les a fait sursauter et ils l'ont averti, le français :
- " Crois pas que tu vas nous avoir deux fois. Alors, tu te sors un verre, tu bois et après, on te descend."Ils rigolaient pas les frères Moosh mais le français il leur a dit calmement :
- " Ecoutez, j'comprends que vous vouliez vous débarasser de moi mais l'autre jour, je voulais pas que ça se passe comme ça. On a à peine commencé à boire que vous vous êtes écroulés et il a fallut que le Sheriff passe par là. Pas de ma faute si vous tenez pas l'alcool " qu'il a fait en se servant une rasade.
La remarque les a vexés les frères Moosh. Ils étaient pas venus pour qu'on se paye leurs têtes. J'les ai entendu beugler :
- " Comment ça on tient pas l'alcool ? "
- " Faut croire que c'est pas de votre faute, même les pires desperados ont leur point faible : Billy The Kid, c'était son dos; vous, c'est l'alcool." A ce moment, le français il s'est resservi un grand verre de son tort-boyaux.
- " Ecoute-moi bien, c'est pas quelques verres qui nous empêcheront de te trouer la peau ! "
- " C'est pas que j'en doute mais j'aime pas avoir mal. J'aimerai que vous me descendiez du premier coup, si possible. J'ai pas envie de me retrouver avec une balle dans la jambe."Il vida son verre puis il ajouta :
J'en revenais pas de ce que j'entendais. Je m'demandais s'il avait perdu la raison, Georges ou s'il tenait si peu à la vie. En tout cas, c'était vraiment pas le moment que je me fasse remarquer et si j'avais pu, j'aurai disparu sous le parquet.
- " T'entends ça, Barth' ? " a demandé Jebbediah. Sa voix tremblait de colère.
A ces mots, Bartholomew ne répondit pas. Il attrappa la bouteille, en bu la moitié au goulot puis la passa à son frère qui fit de même. Après, je les ai vu attraper leurs colts et se reculer. Latour, il disait plus rien. Il attendait. Il avait beau être un pied-tendre, il en imposait le français. Ce fut Jebbediah qui s'ecroula en premier tout de suite suivi par son frère.
Georges, il est resté calme, il s'est servi un verre de lait qu'il a vidé d'une traite. Après, il est venu vers moi en jetant un oeil aux frères Moosh qui ronflaient. Il avait besoin d'aide pour les charger sur la charrette qui les emmènerait, à coup sûr cette fois, se faire pendre. On a pas eu besoin de se parler. Il a pris les pieds, moi les bras bien décidés à débarasser Lebster Ends de ces deux engeances. Le Sheriff il a été étonné de revoir Latour avec les frères Moosh. " Encore vous ? " qu'il a dit, " mais comment avez-vous fait ? ". Georges a raconté son histoire et il a ajouté :
- " Chez moi, on dit : Qui a bu boira. "
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jeudi, 09 novembre 2006
Chroniques de Lebster Ends 1 - par Chéri
Les Chroniques de Lebster Ends - 1
Aujourd'hui, plus personne n'investirait un dollar à Lebster Ends. Mais à l'époque, ça paraissait pas une si mauvaise idée. ' Faut dire que la crise de 29 était pas encore passée par là, et le moindre trou perdu conservait toutes ses chances.
C'est sans doute ce que s'était dit Craig Shelton. Il avait racheté jusqu'au moindre caillou aux alentours. La seule chose qui l'énervait, Craig, c'est qu'il possédait tout sauf le saloon. C'était d'autant plus dommage que c'était évidemment l'endroit le plus prisé de Lebster. Les Gentlemen farmers y côtoyaient les voleurs de chevaux, et si les soirées n'étaient pas toujours calmes, l'endroit était assez fréquenté pour que personne n'ait envie de chercher des noises à son propriétaire, même s'il était français. Georges Latour, qu'il s'appelait. Monsieur Georges Latour. Ca n'était pas pour autant un de ces établissements classieux comme on pouvait en voir dans les grandes villes. La bière y était tiédasse, les danseuses n'avaient rien des demoiselles françaises, mais on s'y sentait bien, et de toutes façons, côté sorties, à Lebster Ends, c'était ça ou l'église.
Evidemment, Shelton avait voulu racheter l'endroit. Il avait fait plusieurs propositions mais Latour avait toujours refusé. Il parait que Shelton avait utilisé des moyens plus ou moins louches pour le faire céder, mais si on devait croire tout ce qui se dit... Ce qui est sûr c'est que peu après l'incendie raté de l'endroit, il a fait appel à Jebbediah et Bartholomew Moosh.
Jebbediah et Bartholomew étaient des truands, des vrais. Leurs têtes étaient mises à prix dans plusieurs états, 1000 dollars chacun. Pour l'époque, ça faisait une sacrée somme. Quelques chasseurs de primes leur courraient après, mais en général, quand ils les rattrapaient enfin, la rencontre ne tournait jamais à leur avantage. Les frères Moosh avaient la gachette rapide, précise, et n'aimaient pas se poser trop de questions, en général. On n'sait pas trop comment ils ont rencontré Shelton. Ils avaient pas l'air du même monde. Mais bon, est-ce qu'on pouvait arriver à la place de Shelton sans avoir les mains un peu sales ?
Le plan était simple : Jebbediah et Bartholomew devaient entrer dans le saloon, descendre le français et l'affaire serait rêglée.
C'est à partir de maintenant que mon récit peut avoir vraiment de l'intérêt, parceque j'étais là quand Bartholomew est entré dans le saloon. On savait qu'ils étaient en ville, mais ça faisait quand même bizarre de se retrouver en face des types dont la tête était placardée sur la porte du sheriff. Quelques clients sortirent, les filles quittèrent la salle. Moi, j'étais trop loin de la sortie, je voulais pas attirer l'attention. Je regardais ma bière, devinant que les Moosh se rapprochaient de Latour.
C'était surprenant. Latour, il avait pas l'air stressé, il les accueillait un peu comme n'importe quels clients. C'est ça qui a dû les déstabiliser, et ils ont pas su quoi répondre quand il leur a dit, avec son accent français " Qu'est-ce que je vous sers ?". A sa place, moi, j'aurai pas fait le malin. Les Moosh ont braqué leurs colts sur lui quand il s'est abaissé derrière le comptoir. Mais plutôt que de sortir une Winchester, il posa trois verres et une bouteille entre lui et les deux frêres. Du vin. J'me rappelle très bien m'être dit à ce moment que c'était bizarre. J'avais jamais vu de vin au saloon. Pourtant, les français, ça boit du vin, pas vrai ?
Il servit les verres.
-C'est pour la maison, qu'il leur a dit l'air de rien.
Les deux autres, ils se méfiaient, ils lui ont demandé de boire d'abord. Ce qu'il a fait. Alors ils ont goûté, et apparemment, ils ont aimé, parceque y'a pas qu'une bouteille qui y est passée. Le français, il tenait plutôt bien, mais les frères Moosh, on voyait qu'ils avaient pas l'habitude. La seule question qui se posait maintenant était de savoir quand le français allait leur trouer la peau. Pour la prime, l'affiche disait morts ou vifs. Et ils étaient un peu entre les deux quand ils se sont écroulés, ne tenant plus debout. Comme des veaux que le français les a attachés, avant de sortir chercher le sheriff, tranquillement. Moi, je ne pouvais m'empêcher de détacher mon regard de ce couple qui avait terrorisé l'ouest, et qui cuvait lamentablement par terre en attendant qu'on leur passe la corde au cou.
Le sheriff est arrivé. Il a eu l'air un peu embarassé de les retrouver vivants. Vivants, ça voulait dire qu'il allait falloir leur faire un procès, et surtout s'en occuper d'ici là.
-Bon, je vais faire une demande au comté pour que vous receviez au plus vite votre prime. Avec deux mille dollars, vous allez pouvoir redécorer l'établissement, qu'il lui a dit, le sheriff.
-Oh laissez tomber la prime, a répondu le français. Je veux juste qu'on me rembourse mes bouteilles de vin.
Le sheriff, il a eu l'air étonné. Personne crachait sur l'argent, à Lebster Ends, et deux mille dollars, c'était plus d'argent qu'il n'en avait jamais vu d'un coup. Il s'imagianit déjà demander la prime à son nom et rembourser le français.
-Pour combien y'en a , dans ton vin ? demanda t'il...
-Oh, environ deux mille dollars, estima le français, un large sourire au lèvres.
- Deux milles dollars pour quelques bouteilles de vin ?
- Et oui, sheriff, fit le français avant de marquer une petite pause. On n'attrape pas les Moosh avec du vinaigre !
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vendredi, 17 mars 2006
Un autre portrait
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