dimanche, 13 avril 2008
Vous avez une idée du nombre de prénoms que vous connaissez ?
Comme en ce moment je suis en vacances le soir (15 jours sans avoir à rentrer impérativement sitôt le boulot fini, 15 jours sans avoir à subir des heures de chat soporifiques...*béatitude extrême*), j'ai tout plein de temps pour avoir des reflexions hautement philosophiques, intéressantes et tout et tout. Du coup, je peux révéler à Baci que Simon and Garfunkel adoraient le mille bornes (enfin je mens un peu parce que quand je lui ai appris ça, j'étais en plein devoir de droit et je lui chantais El Condor Pasa sur G*Mail...) et réfléchir sur les prénoms.
Non, ne pars pas ! Je ne vais pas te raconter que si tu t'appelles Mauricette, tu es un individu doux et pacifique mais instable. Non, si tu t'appelles Mauricette je me dirais à la rigueur que tes parents auraient pu faire un effort mais que tu as quand même réussi à échapper à Monique... évidemment ce sera un dialogue intérieur et tu n'en auras donc jamais connaissance.
Mais bon je ne veux pas parler de ça en vrai. Non ce que je veux dire c'est que les prénoms c'est tout un monde. Jusqu'à récemment, j'ai évolué dans un monde où tout le monde s'appelait Julien, Julie, Sébastien, Sophie ou Michel (vous vous imaginez accoucher et vous dire "ah ben tiens lui ce sera Michel"... quand je pense à ça, j'ai l'impression que le bébé il a déjà la barbe et la moustache, limite il fume la pipe et il a des charentaises aux pieds). Une culture bien franco-française quoi. Quand j'étais à la fac, j'ai bien rencontré des gens d'horizons plus différents mais je me rends compte aujourd'hui qu'ils étaient dans une dynamique d'intégration et du coup, la culture franco-française restait dominante.
Depuis bientôt un an, j'ai un boulot qui me donne la chance de rencontrer des gens tous les jours, de partager nos cultures. Mon dictionnaire de prénoms s'est enrichi d'une façon incroyable ! Chacun reflète une histoire, un sourire, un moment partagé. C'est étonnant de voir comment en s'ouvrant au monde, on découvre les prénoms qui vont avec... et aujourd'hui je constate combien mon univers d'avant était étriqué...
Il l'est de moins en moins grâce à Arber et Tamdjida, Taous, Aïssata et Anli, Salhia, Fatiha et Fatoumata, Andhum, Ouari, Lourdès et Naïma...
18:28 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 06 avril 2008
Trente-quatre
13:16 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 01 avril 2008
Silence, ça pousse !
Baignant depuis maintenant ... (je compte sur mes doigts)... 9 mois (record battu ! ... ok y'avait pas vraiment de défi...) dans un monde de légumes bio, de prévention autour de la consommation d'eau potable, de plan climat et étant un être faible et influençable, je mange maintenant des légumes et des galettes de riz (ou de maïs) bio, je fais ma vaiselle dans une cuvette et j'ai acheté un germoir (et Guitar Hero 3 sur xbox 360 mais ça ne doit pas avoir le label bio).
Avec le germoir, j'ai acheté les graines et autres légumineuses bio qui vont bien. Premier constat, ça revient super moins cher que Guitar Hero 3 : le germoir m'a à peine coûté une demi-heure de salaire et les graines sont presques données. A mon avis, ça serait une bonne mesure pour relancer le moral des ménages en même temps que le pouvoir d'achat. Le problème, c'est que ça va pas être évident pour trouver un slogan qui ne fasse pas un peu bêta. Certes, le sobre "mangez des graines, c'est bien" a le mérite de poser clairement le problème, mais j'avoue aimer le poétique "depuis que je mange des graines, je me sens légère comme une plume". Attention cependant à ne pas trop se prendre pour un oiseau, la chasse aux canards n'est toujours pas refermée.
Bref, toujours est-il que j'ai donc en ma possession un germoir et des graines diverses. Les premières que j'ai essayé de faire germer, c'était des lentilles. Et bien croyez-moi : ça marche. C'est même pas compliqué, et c'est bon. Surtout avec de la vinaigrette au vinaigre balsamique. Mais ne mettons pas la charnue avant les oeufs : avant de déguster les lentilles, il faut les faire germer.
C'est tout simple : une journée (enfin moi je le fais la nuit hein mais bon si vous voulez les baigner de jour, vos lentilles ne se transformeront normalement pas en affreux Gremlins) dans l'eau (je ne sais pas si elles se prennent alors pour des lentilles d'eau mais ça leur réussit. Si si, lisez la suite). Puis on les remonte d'un étage. Ah oui, parce que je ne vous ai pas dit : le germoir, c'est un germoir à étages. La version grand luxe avec toutes les options pour le bien-être des graines et une germination optimale. On les remonte donc d'un étage et là, pas de quartier, le noir total (un placard non humide ou un torchon non humide également). Et on les arrose. Ah oui, parce que l'étage, il est troué. Je sais pas si je suis très claire en expliquant ça. Imaginez un tamis ou une passoire plate. Ca y est ? Bin la passoire plate, c'est un étage. Mon germoir à moi, il a deux étages, plus un rez-de-chaussée (même que pour des graines, ça fait mieux de dire rez-de-jardin mais si je vous parle du rez-de-jardin de mon germoir, vous vous poserez sans doute des questions sur la nature des graines et ça, c'est hors de question). Le rez de jardin, évidement, il est pas troué. Quand on arrose les graines qui sont à l'étage, l'eau dégouline jusqu'au rez-de-jardin où elle est récupérée afin de ne pas inonder la table. Vous suivez ? Bon. On continue à arroser comme ça pendant 2 ou 3 jours (en rinçant à chaque fois), et finalement on a des lentilles qui ressemblent au final à des pousses de soja. En marron. Enfin, couleur lentille quoi, avec un germe qui ressort. Froid, c'est délicieux. Nourrissant aussi. J'vous l'dis moi : rien de tel pour le pouvoir d'achat ! En plus, il parait que c'est bourré de vitamines. Entre Lentilles et Ovomaltine, mon choix est désormais fait.

20:01 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon, Les papilles en folie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 02 mars 2008
Un après-midi au musée
Après 5 ans de travaux, et alors que je pensais ne plus être à Angoulême lorsqu'il ouvrirait, le Musée d'Angoulême a réouvert hier.
A trois pas et demi de chez moi, j'y suis allée en fin d'après-midi, après le passage de la foule. Dans un bâtiment ancien rénové et très lumineux, le musée s'organise sur trois étages. Le rez-de-chaussée, avec son ambiance voutes et mur en pierres apparentes, nous fait voyager de la Préhistoire au Moyen-Âge. Des deux grands cycles marins du Mésozoïque (il y avait la mer à Angoulême !) aux châteaux forts, en passant par les Celtes et la faune du quaternaire (il y avait des éléphants géants à Angoulême !), le musée nous offre un nombre incroyable de fossiles, squelettes, outils, poteries, je ne m'attendais à éprouver autant d'émotions dans un "petit musée de province"... certains objets m'ont vraiment touchés, comme cette vitrine de clés qui ne sont pourtant présentées comme le clou du musée.
Un escalier et on se retrouve ensuite dans une ambiance toute différente : le premier étage est consacré au Maghreb, à l'Afrique et à l'Océanie. Vitrines relatant des scènes de vie grâce à une organisation et un mélange judicieux des objets de la vie quotidienne avec des masques et statuettes rituels, une grande partie des objets a été légué en 1934 par un médecin de la Rochefoucault, Jules Lhomme, qui avait constitué cette collection sans jamais voyager. De ce fait, on ne connait pas les sources précises de sa collection. Dans la dernière salle de l'étage, un immense planisphère sur lequel étaient placés rames et maquettes d'embarcations océaniennes m'a replongée dans l'extraodinaire récit de Thor Heyerdahl, L'expédition du Kon Tiki.
Le dernier étage est consacré aux beaux arts : peintures, sculptures, céramiques et armes du XVIème au XXème siècle. Peu sensible à cette période et la fermeture du musée étant proche, j'ai écourté ma visite de cette partie afin de retourner dans la Préhistoire avant de partir.
Je suis finalement sortie du musée, poussée gentillement dehors par les guides, avec l'impression d'y être restée des heures et en ayant la sensation d'avoir voyagé et dans le temps et dans l'espace.
21:03 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musée, angoulême, archéologie, maghreb, afrique, océanie, celte
mardi, 26 février 2008
Superposition
Il y a un an, le 26 février était un lundi. Un lundi après un week-end avec Elle.
Le samedi sous la pluie sur une plage de l'atlantique la main dans la main, une brioche à Royan, un chocolat chaud et un thé rouge dans un drôle de salon de thé à Cognac. Un dimanche tranquille et amoureux. J'avais regardé le train partir le coeur tout chamboulé en me disant déjà que ça ne durerait pas mais que je l'aimais comme ça n'arrive pas souvent.
Et puis, ce lundi 26 février vers 13h, le télephone a sonné.
Mon père.
Il a une voix que je ne lui ai jamais entendue.
Je m'attends au pire.
C'est pire.
Je ne sais pas ce que je pense, je suis incapable de savoir ce que je ressens, tout se bouscule.
Je ne sens plus rien.Je suis K.O émotionnellement pour de longs mois.
J'ai souvent repensé à ce dimanche où je l'embrassais amoureusement sur le quai de la gare d'Angoulême et où il était en train de tout installer, de sauter... la superposition de ses deux réalités au même instant. L'Amour et la Mort dans ma vie au même moment.
Le 31 décembre, sous un ciel de pluie, j'ai roulé sur des routes grises devenues inconnues, j'ai marché cachée dans mon écharpe et j'ai poussé la grille. J'ai cherché de tombes en tombes. J'ai failli repartir presque soulagée et puis je l'ai trouvé, au fond du cimetière, tout seul, près du mur gris. Un petit carré de marbre noir. 1967-2007. J'ai eu peur de ne rien ressentir et puis j'ai senti les larmes couler doucement sur mes joues. L'année se terminait et je l'avais enfin retrouvé. J'ai pleuré longtemps, doucement et je lui ai dit au revoir pour toujours.
16:04 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 08 février 2008
La tête dans le guidon
12 heures de boulot journalières, 4 heures de boulot sur ma formation en rentrant, 1 heure pour me préparer le matin et je feignasse 7 heures au lit ... j'ai pas dit que je dormais.
Je n'ai plus énormement de vie sociale, je n'écoute pas quand on me parle ( ce que mes interlocuteurs n'apprécient pas forcément ), je suis totalement speed et j'ai le sourcil froncé.
Mais ce soir, j'ai du sortir la tête du guidon parce que j'ai été attendre dans des salles d'attente et là, j'ai pu me dire que c'était un peu grave de ne trouver le temps de se poser que lorsque je voyais mes médecins. Je me suis aperçue que depuis quelques temps, les seuls moments où j'arrête de courir partout c'est que je suis au volant de ma voiture ; que je n'arrivais plus à prendre le temps de répondre comme je voulais aux mails de gens que j'aime ; que je ne téléphonais plus ( okay j'ai jamais beaucoup téléphoné ) ...
Donc au programme : réorganisation, prise de recul, un brin de vie sociale, un zeste de temps pour les gens qui comptent et s'il reste une ou deux minutes, prendre soin de moi...
Rien à voir, mes grands-parents ont profité de leurs anniversaires respectifs pour entamer une carrière de cascadeurs en escabeau. Je leur ai dit qu'à 78 et 80 ans c'était osé et que même Jean-Paul Belmondo avait fini par raccrocher... ils s'en tirent avec une fracture du nez, quelques points de sutures et quelques bleus... ah je vous jure, les grands-parents de nos jours !
De mon côté, je viens de récolter un abonnement chez le kiné pour cause de lordose et de cyphose lombaire : j'suis bossute du milieu du dos...
20:50 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon, Grumble... Grumbeleu... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 01 février 2008
A petits pas...
Il est des gens qui arrivent dans votre vie sur la pointe des pieds, à petits pas. Ils s'y installent doucement, naturellement. Sans tornade ni raz-de-marée, non mais avec quelque chose de très doux, de rassurant, comme la neige recouvrant petit à petit la campagne. Flocon par flocon, on se laisse envelopper imperceptiblement.
Il est des gens qui vous apprivoisent malgré vous. De matins chantant en après-midis marmitonant, de soirées animées en matinées fatiguées, de coups de blues en fous-rire, le calendrier s'effeuille.
Il est des gens qui quand ils partent laissent un vide inattendu de profondeur. La lumière devient blafarde, les minutes s'étirent et le soleil est gris.
23:15 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 13 janvier 2008
Aléas technologiques
Il y a quelques mois, le meilleur adjectif qui définissait la déco de mon appart' était "sobre" pour ne pas dire "dépouillée"...
Depuis, j'ai découvert les stickers, j'ai acheté des guirlandes, j'ai bricolé des panneaux de photos (décrit comme ça, ça peut faire peur) et j'ai fait un bond dans le 21 ème (si ce n'est le 22ème) siècle...
Maintenant, mon appartement est cyber-technologique à faire pâlir un épisode de Star Trek des années '70. Mes membres se sont dotés d'étranges extensions, devenues indispensables à ma survie (Darwin avait raison) : les télécommandes. J'en ai plein. Des ptites, des grosses, des rondes, des grises, des multicolores, des noires, des qui font sckrouitch par terre et d'autres qui rebondissent.
Pas si bien adaptée à mon nouvel élément (Darwin avait tort) et fidèle à ma génétique pierre richardesque, je dois faire front à la duplicité insidieuse de ces accessoires.
C'est qu'en bande, les télécommandes sont fourbes !
Maintenant quand je veux changer de chanson sur ma station ipod, la télé se met en route. Il suffit que je veuille changer de chaîne pour que le grille-pain s'allume. Quand je démarre un dvd, c'est la baignoire qui se remplit... et quand j'appuie sur pause, retenti stridente une sirène d'origine encore indéterminée. J'ai parfois la nostalgie du temps où ma télécommande de télévision était un manche à balai avec lequel j'appuyais sur les boutons depuis mon lit.
Bon je dois vous laisser, l'appart' stridule de partout, la bouilloire siffle, la télé hurle, l'aspirateur se bat avec l'appareil à raclette et les .... aaaaarrrrrrrrgl
12:30 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 03 janvier 2008
Ne dérogeons pas à la règle...
Alors je voulais juste vous souhaiter une bonne année et d'arriver à faire ce que vous souhaitez (enfin réussir à tricoter avec les orteils tout en cuisinant avec les mains, ce qui demande, quand on y pense bien, énormement de dextérité et de perséverance au niveau de l'entrainement ; enfin voir le linge sortir sec, plié et repassé de la panière à linge et qu'il aille même se ranger tout seul dans les armoires ; avoir des congés payés toute l'année et en profiter pour voyager ; parvenir à jeter du lait par les yeux ...), de rencontrer quelques belles surprises sur votre chemin et surtout de bien en profiter...
21:10 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 10 décembre 2007
Petit plaisir inattendu
Mardi - 17h15 - Je rentre enfin à l'asso après 3h30 de cours d'informatique avec une douzaine d'élèves adultes dont la moitié ne sait pas lire. Je suis fatiguée et à travers la fenêtre du bureau je vois que la réunion est commencée. J'aperçois aussi C & F qui ont pu passer. Je rentre discrètement le sourire aux lèvres, je fais des bisous et je m'installe autour de la table. C'est encore une fois réglement de comptes à OK Coral avec B. Il ne fait pas son boulot et c'est décidement fatigant de faire le notre plus le sien. Je croque une pomme en écoutant de loin. J'essaie de ne pas montrer ce que je ressens, C. m'a dit qu'on me lisait comme un livre ouvert. Je n'ai qu'une envie, rentrer. Je suis bien installée, j'ai bien chaud, ma pomme a bon goût, dehors il fait nuit et froid, les voix ne sont plus qu'un bourdonnement. Mon regard croise celui d'Ali, on sourit des yeux et on reprend notre sérieux. L'heure de partir arrive enfin. On laisse partir B. et F., on se rassure sur la suite. Ali trépigne pour rentrer, j'attrape mes clés, on se retrouve tous sur le parking. C file vers sa voiture et revient en me souhaitant joyeux noël. Le tome 2 de La Petite Histoire des Colonies Françaises dédicacé. Bredouillage. Contentage. Remerciage. On a plein de trucs à se raconter, on irait bien se faire une bonne bouffe et boire un bon petit verre de vin. Vivement qu'on ait le temps !
10:10 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon, Les héros de papier, Working Noun | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




