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mardi, 11 mars 2008
On peut lire parfois que le web 2.0 est qualifié « d’imposture ».

1/ Comment comprenez-vous cette phrase ?
2/ Confirmez-vous ou démentez-vous cette affirmation ? Argumentez vos réponses. 800 mots
Terme à la mode, le Web 2.0 peut aussi bien susciter l’engouement qu’être dénigré. Quelles sont les causes de cette remise en question ?
Tout d’abord, dés l’origine, le terme Web 2.0 a été inventé par Tim O’Reilly pour désigner à la fois des technologies et des concepts. Si ceux-ci sont apparus de façon concommittentes, il n’en résulte pas moins que le Web 2.0 recouvre, pour beaucoup, une réalité floue et disparate. Ainsi, certains détracteurs parlent « d’imposture ». Avant de nous intéresser au débat rhétorique qui veut que le Web 2.0 ne soit qu’une évolution du Web 1.0, nous allons voir ce qu’il en est au niveau des technologies employées à travers des exemples précis. Ensuite, nous verrons en quoi le terme Web 2.0 recouvre une véritable avancée pour l’utilisateur.
Présentés comme caractéristiques du Web 2.0, les blogs ou les réseaux sociaux s’appuient sur des technologies existantes en Web 1.0. Php et SQL sont en effet des technologies anciennes. On pourrait dans une moindre mesure réfuter à Ajax son côté révolutionnaire en arguant qu’il ne s’agit que de la combinaison de deux langages préexistants : JavaScript et XML. Java est également extrêmement présent, notamment dans les applications en ligne comme ThinkFree Online (suite bureautique en ligne). La technologie RSS, élément essentiel de la syndication et donc du Web 2.0, existe également depuis 1999 (créée par Netscape). Par ailleurs, la disponibilité d’applications en ligne, présentée comme une véritable révolution, peut s’avérer décevante pour l’utilisateur : souvent moins complètes que leurs équivalents installées en local, parfois lentes, tributaires d’une connexion parfois hasardeuse.
Au niveau sémantique, le terme Web 2.0 entre en contradiction même avec un de ses principes fondateurs qui veut que l’évolution soit permanente. Alors que les applications Web 2.0 sont en perpétuelle évolution, il est étonnant d’intégrer dans cette dénomination une notion de rupture, induite par un numéro de version, alors que le Web 2.0 se situe dans la continuité, voir cohabite avec le Web 1.0.
On pourrait reprocher à certains concepts fondateurs du Web 2.0 de n’être pas réellement nouveaux : l’intelligence collective ne pouvait-elle pas s’exprimer à travers les NewsGroups et les forums du Web 1.0 ? Le travail collaboratif n’a-t-il pas été ébauché avec les chats ?
Cependant, il est indéniable que la combinaison de ces nouvelles technologies, de l’évolution des mentalités et de la généralisation de certains usages peuvent réfuter l’emploi du terme « imposture » pour qualifier le Web 2.0. On ne niera pas, par exemple, que la généralisation des technologies liées aux blogs a favorisé l’expression personnelle de chaque internaute en l’affranchissant des barrières techniques qui le limitait au début de l’Internet. Même si à priori, on peut considérer qu’il n’y a pas une grande différence avec les pages perso du Web 1.0, c’est tout de même tout une frange de la population qui maintenant ose l’expression et sort ainsi de la « fracture numérique ». Une plus grande ergonomie et convivialité, encouragée par le développement des connexions haut débit ont permis aux utilisateurs de devenir les véritables fournisseurs de contenus. Le Web n’est alors utilisé que comme une plate forme d’échanges. Encore une fois, nous sommes bien éloignés des débuts de l’Internet où le détenteur de la technologie était aussi forcément l’éditeur. Emblématiques du Web 2.0, l’usage des wikis propose une véritable avancée en matière de travail collaboratif et de transmission du savoir (exemple : Wikipédia même s’il faut vérifier l’information).
Il apparaît donc indéniable que l’alliance des concepts et des technologies relatives au Web 2.0 apportent une véritable évolution dans l’utilisation de l’Internet. Cette évolution étant récente, il faudra bien entendu du temps pour en mesurer les avantages et les inconvénients (bientôt compensés par le Web 3.0).
Nous l’avons vu le Web 2.0 se situe dans la continuité du Web 1.0. En dehors des arguments marketings et des effets d’annonce, est-il justifié de parler de version 2.0 ? Nous pouvons renvoyer les détracteurs du terme aux versions de logiciels : Microsoft a-t-il tout réinventé ou a-t-il fait évolué son produit entre Office 97 et 2003 ?
J'avais une heure et j'ai eu ... 19/20 ! Youhouuuu
20:27 Publié dans Sur le campus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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