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vendredi, 14 décembre 2007
Lost in workslation
Bon, 'oilà, je m'étais promis de raconter autre chose mais je vais encore vous parler boulot.
Nan mais là c'est pas de ma faute, c'est à cause de Baci qui raconte des trucs et que ça me fait penser à ce qui arrive au boulot.
Le boulot au départ, quand on est toute naïve, on croit que c'est juste faire un ensemble de tâches pour lesquelles on est payé, qu'elles soient concrètes ou plus abstraites, genre lancement et développement de projet(s). Dans mon boulot, j'ai la chance de pouvoir faire les deux. Ouai je sais, vous voyez pas le rapport avec la note de mademoiselle Coline.
Ben ce que je veux dire c'est qu'en vrai je me suis carrément rendue compte que le boulot c'est effectivement des tâches à effectuer mais que pour les faire, t'as intérêt à ménager les rapports inter-personnels. Boudiou on dit que le surf sur le net et les mails ça mange plein de temps, mais qu'est-ce qu'on devrait dire de la diplomatie à mettre en oeuvre dans les relations avec l'extèrieur de la structure mais aussi en son sein même afin de ménager quelques égos.
Donc voilà, je m'impose au boulot tout en ménageant les susceptibilités ce qui suppose de bien appréhender les codes qui régissent l'organisation interne de la structure, ceux entre la structure et l'extèrieur, ceux entre les différentes structures, l'extèrieur et la structure...
Cependant, car il faut bien un évenement perturbateur à cette note afin de redynamiser la tension dramatique et que vous compreniez enfin le rapport entre mon schmilblik et celui de Baci.
Donc bon au boulot, je suis plutôt naïve (enfin de moins en moins depuis 5 mois bientôt o/ (il est où l'antislash sur mac pour faire le bras gauche ???))et classique, genre je fais mon boulot, si on me demande un truc je le fais dans la demie-journée, j'oublie pas mes rendez-vous, s'il faut rester je reste et j'ai tendance à croire que c'est plutôt normal et que tout le monde fait pareil. Il faut bien que je fasse un constat, c'est pas le cas. Récemment, chef a eu le nez fin, il nous a trouvé LE spécimen. Une cata totale qui fait tout et n'importe quoi en pensant révolutionner le monde, qui fait des fautes professionnelles dès les premiers jours, qui nous grille dès qu'elle met le nez dehors. Un peu l'angoisse. A côté de ça, c'était une fille plutôt sympa, qui ne voulait peut-être même pas mal faire (même si quand on lui a dit des trucs, ça n'a pas eu l'air de beaucoup l'intéresser). Donc elle était pas désagréable mais le boulot c'est pas pour se faire avant tout des copains mais plutôt pour accomplir quelque chose et c'est mieux si tout le monde a bien compris, si tout le monde est ok et si tout le monde en est capable. Là, apparemment y'avait rien. Du coup, quand Chef est rentré d'un énième déplacement en Afrique et qu'il nous a demandé comment la période d'essai s'était passée, on a bien était obligés de lui dire que c'était pas top. Je vais sûrement passer pour l'idiote du village mais j'imaginais que Chef prendrait le temps de la recevoir et de lui expliquer une meilleure marche à suivre et que comme ce serait lui, elle écouterait. Et ça ne s'est pas passé comme ça... Chef repartait en Afrique deux jours plus tard.
Il l'a donc virée.
Brutalement.
Et pourtant c'est pas vraiment son genre.
Moi ça m'a un peu chiffonnée parce que je me suis dit que j'aurai peut-être mieux fait de fermer ma gueule. Parce que c'est vrai que je la trouvais complètement naze au boulot, qu'il y avait plein de trucs d'inadmissibles mais humainement ça m'amuse moyen de me dire qu'elle s'est faite vidée parce qu'en réunion Chef a demandé à mon collègue et moi ce qu'il en était. Ouai je me sens un brin coupable que cette nana se retrouve au chomdu juste avant les fêtes et tout et tout.
On en a reparlé après entre les encadrants et Sous-Chef et tout le monde était d'accord pour dire que l'erreur qui avait été commise était avant tout de l'avoir recrutée et que vu la situation économique (2008 sera l'année des licenciements économiques par chez nous), Chef ne pouvait pas se permettre de garder des gens qui ne faisaient pas leurs preuves. Sous-Chef a aussi fait le point auprès des commères de la structure qui nous ont beaucoup fait siffler les oreilles ces derniers jours.
Enfin voilà quoi, je me prends la réalité du travail en pleine face, je suis dans le rôle de la méchante et on peut pas dire que j'adore.
18:20 Publié dans Working Noun | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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