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dimanche, 20 mai 2007
Petit plaisir du dimanche ...
Avec Monsieur Marg', on a un accord : je lui coupe les cheveux et il nous offre des trucs bons à manger. Dans le cadre de notre programme coupe de cheveux contre nourriture, nous avons fait, cette fois-ci, une descente dans une pâtisserie d'Angoulême dont j'avais entendu parler et j'en suis ressortie avec l'objet de toutes mes convoitises : un Paris-Brest.
Et là, Chers Lecteurs, vous devez comprendre combien il est compliqué d'avoir pour gâteau préféré le Paris-Brest ! En effet, combien d'amateurs de cette pâtisserie sont partis, le coeur léger et plein d'espoir, en quête de leur gourmandise préférée et ont reposé leur cuillère la première bouchée avalée ? Combien d'amateurs de cet hommage à une mythique course cycliste (pas évident les synonymes de Paris-Brest) se sont vus devoir expliquer au pâtissier l'objet de leur désir, ce gâteau semblant inconnu une fois la Loire franchie ?
Oui l'amour pour le capitale de la France-chef lieu du Finistère n'est pas un long fleuve tranquille !
Au départ, c'est bête comme une pâte à choux. Enfin, c'est ce que le néophyte pourrait dire mais cette dernière renferme les premiers pièges pour le Chef et les premières déceptions pour le gourmand : elle ne doit pas être trop molle, ni humide ... et encore moins caoutchouteuse. Elle doit être bien dorée, parsemée d'amandes effilées croquantes et finalement saupoudrée de sucre glace. A ce stade de la note, il est tout à fait possible de ressentir une légère augmentation de la salivation, un délicat fourmillement des papilles ou quelques crampes stomacales.
Après la pâte, le second défi à relever est celui de la garniture. Que les choses soient bien claires : sans crème au beurre parfumée au praliné, point de Paris-Brest ! D'ailleurs, que tous ceux qui osent appeler Paris-Brest un gâteau fourré à la crème chantilly nature ou au praliné, se voient condamnés à manger des oranges aux anchois jusqu'à la fin des temps ... et d'après monsieur Marg', c'est vraiment pas bon (il a vécu des aventures papillesques dignes d'Indiana Jones monsieur Marg') ! Cela dit, il ne suffit pas qu'il y ait une crème au beurre parfumée au praliné pour que le Paris-Brest soit excellent. Si vous me pardonnez cette analogie, il ne suffit pas qu'il y ait des pilons pour que le poulet soit bon. C'est une condition indispensable mais non suffisante. La crème au beurre doit être bonne. Elle doit être assez ferme pour que lorsqu'on enfonce la cuillère dans la pâte à choux, la crème s'échappe du gâteau de tous les côtés mais sans se répandre. Rien de pire qu'une crème au beurre trop liquide qui imbiberait la pâte à choux. Elle doit être bien lisse, ferme, qui tient bien dans la main et fond dans la bouche, et avec un bon goût de praliné.
A ce stade de la note, vous pouvez aller dévaliser la pâtisserie la plus proche de vous ...
Puisque vous êtes partis, vous ne pourrez pas lire combien cette association est extrêmement rare. Aussi j'espère pour vous que la pâtisserie que vous êtes en train de braquer est tenue par un de ces rares, mais Ô combien méritants, défenseurs du Paris-Brest Label Nounou.
21:20 Publié dans Dans la peau d'Ududuonuon, Les papilles en folie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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